Il y a des dates qu’on laisse passer, parce qu’on est pris dans le quotidien, parce qu’on avance, parce qu’on enseigne, parce qu’on soigne, parce qu’on ne prend pas le temps. Puis un jour, on s’arrête et on regarde en arrière avec une forme de surprise calme, presque silencieuse.
Cela fait vingt ans que j’enseigne en France. Vingt ans de visages, de questions, de mains qui apprennent, de doutes qu’on traverse, de déclics qu’on voit apparaître dans le regard d’un élève au moment précis où il comprend que ce métier ne se limite pas à une technique.
Si je vous écris aujourd’hui, ce n’est pas pour fêter un anniversaire comme on coche une case, c’est pour le vivre avec vous, parce que ce chemin n’existe pas sans ceux qui choisissent d’y marcher.
Je suis né à Jaipur, dans l’État du Rajasthan, dans une famille où les traditions spirituelles et médicales ne sont pas un folklore, mais une trame profonde transmise de génération en génération. Mon grand-père, proche de Mahatma Gandhi et pratiquant de yoga, et mon père, sanskritiste et astrologue védique, m’ont transmis l’amour des textes anciens, mais surtout le respect de ce qu’ils demandent : de la discipline, du discernement, de l’humilité, et une forme de fidélité à l’essentiel, même quand le monde change de rythme.
Très jeune, je me suis plongé dans l’étude du yoga, de l’Ayurvéda et du sanskrit auprès d’eux, et j’ai poursuivi un master en psychologie à l’université de Jaipur, parce que je voulais comprendre l’humain, pas seulement le corps. Puis j’ai fait un choix qui a surpris certaines personnes autour de moi, mais qui s’est imposé comme une évidence intérieure : je me suis tourné vers l’apprentissage traditionnel dans les ashrams, là où l’on apprend par la pratique, par la présence, et par la répétition du geste juste, jusqu’à ce qu’il devienne naturel et stable.
J’y ai approfondi le yoga, la méditation, l’Ayurvéda et l’astrologie védique, le Jyotish, parce que pour moi, tout cela fait partie d’une même vision : comprendre ce qui traverse une personne, ce qui la déséquilibre, ce qui la répare, et ce qui l’aide à revenir à elle-même. Mon parcours m’a aussi mené vers des maîtres qui ont marqué des générations, comme Osho, Sri Sri Ravi Shankar et Jiddu Krishnamurti, pas pour “collectionner” des influences, mais parce qu’à chaque rencontre, il y avait une question que je devais affronter, et une manière plus fine de regarder la vie.
En 2003, j’ai ouvert un centre de yoga et d’Ayurvéda à Goa, et c’est là qu’un autre choix a commencé à prendre forme. En 2006, l’idée de venir transmettre en Europe s’est imposée, et avec elle, les doutes très humains que l’on n’avoue pas toujours. Je me souviens de cette voix intérieure qui répétait qu’il fallait attendre, que ce n’était peut-être pas le bon moment, que quitter l’Inde pour enseigner ailleurs était un pari risqué, et que la tradition pouvait se perdre dans la traduction.
Avec le temps, j’ai compris quelque chose de simple et de dur à la fois : ce “bon moment” n’existe pas. Il n’arrive jamais quand tout est parfaitement aligné, et pourtant il est toujours là quand on décide d’avancer. Alors je suis arrivé en France, et j’ai commencé à enseigner, avec une exigence intacte, mais aussi avec l’idée très claire que la transmission ne devait pas se diluer pour être acceptée.
En 2007, j’ai fondé Yogsansara, un lieu que j’ai voulu construire sur le respect, mais surtout un lieu qui soit vivant. Un endroit où l’on ne vient pas consommer un peu de bien-être, mais apprendre un métier, une posture, une capacité à prendre soin sans se perdre, en restant juste dans ce que l’on donne. Aujourd’hui, Yogsansara propose des formations complètes et des consultations personnalisées, en combinant l’Ayurvéda, le yoga et le Jyotish.
Si je vous parle de tout cela maintenant, c’est parce que vingt ans en France, ce n’est pas seulement une durée, c’est une preuve que l’Ayurvéda a une place ici, dès lors qu’on la respecte, qu’on la pratique, et qu’on la transmet correctement. C’est aussi une invitation.
Si vous ressentez l’appel de la formation, je vous invite à découvrir le massage Shiro Abhyanga
Vous n’avez pas besoin d’être “prêt” comme on l’imagine, vous avez juste besoin d’être décidé, parce que c’est la pratique qui fait naître la compétence, et c’est l’engagement qui fait naître la confiance.
Je me suis posé une question : est-ce qu’on a envie de vivre avec la tête rentrée dans les épaules, ou est-ce qu’on souhaite enfin se relaxer et sentir ses épaules se relâcher? Parce que le haut du corps, c’est notre zone de survie. Nuque bloquée, mâchoires serrées, tête trop remplie… On trouve ça presque normal désormais.
Sauf que c’est tout sauf normal. La tête ne va pas se vider par magie, les mâchoires ne vont pas se desserrer juste pour vous faire plaisir. ça se travaille, avec un vrai protocole.
Le massage Shiro Abhyanga, c’est un massage réalisé assis, pour la tête et les épaules. Il est simple à mettre en place mais très puissant à ressentir.
On travaille sur le cou, les trapèzes, le crâne, et d’un coup, le système nerveux arrête de faire la guerre. Il se relâche. Dans la tradition ayurvédique, on parle de prana, cette force de vie reçue par le sommet de la tête. Vous comprendrez donc à quel point avoir de l’espace à cet endroit est essentiel. On ne touche pas la tête comme on touche le reste du corps. La tête demande au masseur d’être présent, d’être précis et d’apporter un rythme juste. En vingt ans de pratique et d’enseignement, j’ai vu à quel point ce massage pouvait transformer une personne, parfois en silence, sans effets spectaculaires visibles, mais avec une profondeur durable. J’ai aussi vu à quel point un massage Shiro Abhyanga mal compris, réalisé de manière trop rapide ou trop mécanique, pouvait être mal reçu, et ne pas apporter les bienfaits réels et puissants de ce massage.
C’est là que j’ai compris que ce massage est spécial non pas parce qu’il est complexe, mais parce qu’il exige de celui ou celle qui le pratique d’être attentif, présent, à l’écoute.
On peut apprendre une séquence. On peut mémoriser un enchaînement.
Mais le massage Shiro Abhyanga commence réellement quand le praticien ralentit lui-même.
Avec le temps, j’ai compris que ce massage oblige à une forme de discipline intérieure : il requiert du praticien d’être ancré, de respirer calmement, et d’accepter de ne pas contrôler le résultat.
Si vous venez pour vous “détendre”, le massage Shiro Abhyanga n’est peut être pas le plus adapté. Le Shiro Abhyanga apporte un apaisement durable. Détendre, c’est relâcher temporairement des tensions visibles comme un front crispé, des épaules qui se soulèvent, une mâchoire serrée. Le soulagement est immédiat, agréable, mais souventde courte durée. Apaiser durablement, en revanche, va bien au‑delà du corps. C’est calmer le rythme intérieur, laisser respirer le système nerveux pour revenir à un état de sécurité intérieure, créer un espace où le mental peut se poser et se régénérer.
Et pour parvenir à réaliser ce type d’apaisement durable, le massage ne doit pas être une suite de gestes que l’on applique mécaniquement : il doit représenter une écoute constante, une présence entière. Apaiser durablement, c’est offrir au corps et à l’esprit ce qu’un simple relâchement superficiel ne pourra jamais donner.
C’est beau de vouloir aider les autres, d’avoir l’envie de les amener vers plus de douceur et moins de stress au quotidien. Mais pour les aider réellement, les accompagner vers cet état de paix, un massage ne peut pas s’apprendre en ligne.
L’une des grandes leçons de ces vingt années est simple : le corps apprend avant la tête.
C’est pourquoi la transmission du Shiro Abhyanga ne peut pas être purement théorique, ni dissociée de l’expérience du toucher. Lors de nos formations, je privilégie la répétition, l’apprentissage entre les élèves, les ajustements à apporter au massage. La main doit comprendre ce que les mots ne peuvent pas expliquer. La pression juste, le rythme stable, la continuité du geste s’inscrivent dans le corps avec la pratique.
Pour moi, recevoir le Shiro Abhyanga fait aussi partie intégrante de l’apprentissage. On ne peut pas former des praticiennes sans qu’ils ou elles aient ressenti, dans leur propre corps, ce que ce massage apporte réellement. Cette expérience change la manière de pratiquer, mais aussi la manière d’écouter l’autre.
Aujourd’hui, mon intention n’est pas seulement de transmettre une technique. Je veux former des praticiens qui soient capables de ressentir, d’observer et de réaliser ces gestes en pleine conscience.
Aujourd’hui, tout va vite. Les tensions actuelles sont nombreuses et c’est dans ces moments-là que le soin Shiro Abhyanga devient un soin profond et essentiel. Il est là pour répondre à une fatigue mentale grandissante, à une surcharge qui pèse parfois très lourd sur les épaules. C’est pour cette raison que c’est outil précieux pour aider les autres à s’apaiser, à leur apporter une nouvelle sécurité intérieure.
Si vous ressentez l’appel de ce soin, je vous invite à la considérer comme un engagement envers les personnes que vous accompagnerez grâce au Shiro Abhyanga mais aussi envers vous-mêmes. L’engagement d’apprendre avec présence et avec la rigueur que ce massage requiert. C’est à cette condition qu’il devient un véritable soin, et plus un simple geste.
Je vous invite donc à vous former différemment, en présentiel et en conscience. Le but est pour moi de vous transmettre pour que cet art millénaire perdure et passe entre de bonnes mains. Voilà ce que mes élèves en disent :
« Je souhaite vous remercier pour l’enseignement de l’art ayurvédique que vous transmettez. Je suis ravie de suivre le parcours pour devenir praticienne. Voilà validé mon module, début d’une belle aventure humaine !!! J’apprécie l’authenticité, la simplicité et la gentillesse que vous partagez généreusement. Au plaisir de vous retrouver pour la suite de cette formation, dans un esprit soucieux d’apporter bien-être aux autres et à soi-même.«
Ces mots résument ce que je cherche à transmettre : de l’humain, de l’authenticité et la simplicité douce de sa présence, toujours dans le but d’apporter un apaisement aux autres. À bientôt, Rajeev.
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